Mandela: Un long chemin vers la liberté (Titre Original: Mandela: Long Walk to Freedom)

Mandela: Un long chemin vers la liberté (à voir en stream) raconte la vie de l’icône des droits civils d’Afrique du Sud Nelson Mandela, jusqu’aux élections où il devient le premier chef exécutif noir sous une vraie démocratie. Après un bref passage qui parle de sa jeunesse dans un village rural d’Afrique, le film introduit Mandela (Idris Elba) – aussi appelé « Madiba » – un avocat au milieu du 20ème siècle, quand il rejoint très bientôt le African National Congress (ANC) en tant que soldat des salles d’audiences qui se combat contre le racisme institutionnalisé et les inégalités basées sur la race et le rang social dans l’ère d’apartheid sud africaine.
Le style de vie de Nelson lui coûte très bientôt son premier mariage, avant qu’il trouve l’âme sœur (et marie) Winnie Madikizela (Naomie Harris), une assistance sociale à l’esprit aussi progressif que Nelson. Cependant, quand Nelson et ses compagnons manifestants abandonnent leur résistance non-violente pour laisser place au sabotage de la campagne contre le gouvernement de l’apartheid, il fini par être emprisonné, condamné et informé qu’il va passer le restant de ses jours en prison (plutôt que de le laisser devenir un martyr pour sa cause). Pendant les années qui suivent, des changements prennent place tout autant dans la vie de Mandela que dans le monde autour de lui – même si ni sa liberté ni la paix dans le pays s’avère une chose facile à garder.

Idris Elba dans le rôle de Nelson Mandela dans Mandela: Un long chemin vers la liberté

Idris Elba dans le rôle de Nelson Mandela dans Mandela: Un long chemin vers la liberté

La performance de Morgan Freeman en tant que Nelson Mandela âgé dans Invictus de Clint Eastwood est considéré par beaucoup comme un portrait définitif de l’homme, pourtant ce film ne traite que d’un incident qui a marqué la vie du récemment décédé militant de l’anti apartheid; de plus, « Madiba » n’est même pas le protagoniste du film. En comparaison, Mandela: Un long chemin vers la liberté est une biographie appropriée, en terme de sa portée, son échelle et de son ton respectif mais qui reste objectivement critique; mais en tant que travail cinématographique de biographique, ça reste beaucoup moins révolutionnaire que le sujet du film en question dont la vie est décrite dans ce film.
La performance d’Elba ne sert pas seulement d’ancre pour Un long chemin vers la liberté – elle infuse aussi un peu de sang chaud dans la biographie classe quoique tiède qui manque parfois de naturel. Le résultat final est un film qui n’est pas vraiment un testament émouvant sur les accomplissements du malheureusement décédé Nelson Mandela et de sa vie incroyable – même si le film contient assez d’éléments remarquables qui en font une recommandation.

Man of Tai Chi

Man of Tai Chi suit Tiger Chen (Tiger Hu Chen), un étudiant de Tai Chi qui a l’ambition de prouver que son style passif traditionnel peut être un système formidable d’art martial. Averti par son maître que son ambition est peut-être trop grande (dans un endroit d’équilibre et d’humilité), Tiger poursuit néanmoins son but, s’enregistrant dans une compétition local d’arts martiaux.
Cependant, quand la compétition révèle les capacités possédées par « The Man of Tai Chi », cela a la conséquence imprévue d’attirer l’attention de Donaka Mark (Keanu Reaves), un businessman puissant qui opère un circuit illégal de combat avec des paris d’argent élevés. Donaka pense qu’avec Tiger il a trouvé un maître des arts martiaux avec un instinct de tueur – et quand Tiger est tiré vers un monde de combats clandestin, il commence à découvrir que les instincts de Donaka au sujet de sa vraie nature pourrait s’avérer juste.
En tant que début de réalisateur pour Keanu Reeves, Man of Tai Chi est un mélange un peu confus de styles de réalisations et de concepts – mais heureusement, un de ces concepts et la chorégraphie au plus haut niveau de combats. Le script par le scénariste de jeux vidéos Michael G. Cooney (Resident Evil 6, Devil May Cry 4) est un drame de personnages plutôt bien conçu qui offre une vraie progression et un développement – à l’inverse d’autres films conventionnels d’autres films d’arts martiaux. Mais la simplicité prouve être efficace, offrant une carte pour le film qui est testée et approuvée pour un film qui, dans beaucoup d’autres domaines, vraiment peu sûr de lui.

Tiger Hu Chen et Keanu Reeves dans Man of Tai Chi

Tiger Hu Chen et Keanu Reeves dans Man of Tai Chi

Man of Tai Chi brille le plus dans son chapitre du milieu, quand Tiger s’embarque dans une quête combattant adversaires après adversaires, en montrant la valeur de son style de Tai Chi contre d’autres styles populaires de combats. Ces scènes sont probablement le meilleur atout de vente du film, merci au chorégraphe légendaire Yuen Woo-ping (The Matrix) et une combinaison de cascadeurs hardcore et des combattants d’élites. En effet, si jouer une partie solo de Street Fighter, Tekken – ou n’importe quel autre jeu populaire de combat – la progression rapide de combats viscérales entre des caricatures simplistes de styles de combats est le genre de chose que les fans attendent.
Au final, Man of Tai Chi est une façon ok pour les fans du genre de s’occuper durant un après-midi, en explorant la possibilité morbide de Keanu Reeves en tant que réalisateur. Reeves n’est pas encore le pont entre la réalisation de l’est et de l’ouest qu’il veut être, mais en considérant que c’est sa première fois en dehors des portes de la cinématographie, le résultat n’est qu’à moitié mauvais.

Maléfique (Titre Original: Maleficent)

Dans Maléfique, on nous donne un nouveau point de vue sur le conte « La Belle au Bois Dormant » – une histoire qui n’a apparemment pas été raconté correctement. On apprend l’histoire de Maléfique (que vous pouvez regarder en famille, ou non, sur ce site, la sorcière malfaisante du conte classique, où l’on révèle ici que c’est une fée jeune et avec beaucoup de pouvoirs qui a pour tâche de garder la forêt enchantée. La jeune Maléfique laisse son cœur se faire distraire par le fils d’un jeune fermier; mais dès qu’ils atteignent un certain âge, la fée aux ailes d’anges et le garçon sont séparés vers leurs mondes respectifs de la magie et de la politique de cour. Puis une nuit, après une réunion qui semble heureuse aux premiers abords, le garçon trahi la femme de son cœur en échange de se sécuriser la couronne.
A partir de là, l’histoire non raconté de « La Belle au Bois Dormant » que nous connaissons et (en quelque sorte) aimons, mais cette fois – en sachant l’histoire de la fée au cœur brisé – une nouvelle perspective s’ajoute à la sorcière avec un esprit vengeur du conte. En tant que Maléfique (Angelina Jolie) observe et interagit avec la jeune princesse Aurora (Elle Fanning), la fille qu’elle a maudite, la paire commence à former un lien qui pourrait enfin arrêter la guerre entre les sbires de Maléfique et les militaires de l’armée de son ancien amant, le roi Stefan (Sharlto Copley).
Disney a parcouru un grand chemin pour réinventer le conte de fée signature au goûts de l’ère moderne, en enlevant les stéréotypes des genres, et (dernièrement) réexaminant les méchants dans l’espoir de démontrer leur complexité et/ou nature tragique. Avec une telle expérience qui s’est prouvée d’être prolifique et à succès auparavant avec pour exemple le hit de Broadway Wicked ou le dernier de Disney, Maléfique est, en comparaison, une parabole maladroite (et au final non nécessaire), qui prouve juste que pas tout les méchants sont créés égaux.
Au final, Maléfique est encore une autre production de Disney qu’ils nous ressortent avec des gros noms en tête d’affiche et un réalisateur visionnaire, dans le but de vendre un conte de fée « moderne » au public. Le contenu est rempli de visuels contemporains et digne du théâtre, oui – mais en dessous de cette façade coloré, le message féministe a autant d’impact qu’une chanson pop de Britney Spears. Dans cette tentative de raconter la « vraie histoire » de La Belle au Bois Dormant, Disney nous sort une sorte de Django Unchained du conte de fée qui n’arrive pas vraiment à la hauteur de son prédécesseur.

Lucy

Dans Lucy, dont Scarlett Johansson en joue le rôle – celui d’une innocente jeune femme qui est forcée à transporter de la drogue pour le cartel de Taipei, Taiwan. Sous la crainte que sa famille ainsi qu’elle soit blessée (après menaces du cartel), Lucy accepte de transporter une substance expérimentale par le biais d’implantations chirurgicales dans son ventre. Cependant, quand l’un des gangster attaque vicieusement Lucy avant son vol, le package se casse à l’intérieur de son estmac – déversant une dose létale de produits chimiques dans son système sanguin.
Pourtant, elle ne meurt pas, à la place, elle se rend compte que la drogue a radicalement amélioré son système nerveux – ce qui rend Lucy capable de débloquer son cerveau jusqu’à son potentiel maximal. Dépassant les 10% (d’après le film) que les gens « normaux » utilisent, Lucy commence à découvrir un grand nombre de nouvelles capacités, dont la télékinésie et la possibilité de lire les pensées de quelqu’un, parmi d’autres superpouvoirs qui défie notre compréhension de la physiologie humaine. Armée de ces puissants talents, Lucy tente de récupérer les échantillons restants de drogue afin d’empêcher des personnes malveillantes tout en se frayant un chemin vers l’illumination.
Nous retrouvons notre bien-aimé réalisateur Luc Besson (Léon, Le Cinquième Élément) qui a aussi produit et écrit un grand nombre de thrillers à succès (tel que Taken ou Le Transporteur) dirige maintenant Lucy. Malgré un marketing qui montre ce film comme un film classique de science-fiction, ce film est plutôt décrit comme un drame (de science-fiction) avec beaucoup d’action. Pas facile à dire mais, selon ses propres termes, Besson qualifie ce film de raté – ce n’est pas le film typique d’action avec des combats entre personnes armées jusqu’aux dents que certains cinéphiles attendaient. A la place, Besson nous offre un mélange inégal mais intéressant entre philosophie et théorie scientifique qui essaye de commenter sur la nature humaine et notre place dans le tout qu’est la création – parfois avec ou sans subtilité dans les décisions de prises de plans. Pour résultat, les réactions à Lucy varient énormément – certaines cinéphiles sont ravis et savourent l’enjouement de Besson (et son engagement à ne pas compromettre le concept de base) pendant que les spectateurs occasionnels trouveront l’excentricité de ce film plutôt gênante (et digne de moquerie).
Au final, beaucoup d’éléments font de Lucy un film qui repousse le spectateur occasionnel de film du genre, mais va plaire aux enthousiastes de films du genre de la science-fiction. Lucy ne plaira pas à une grande audience mais ceux qui sauront apprécier ce film seront récompensés avec de la science-fiction qui pousse à réfléxion.

Machete Kills

Machete Kills raconte l’histoire de l’ancien fédéral mexicain Machete Cortez (Danny Trejo) et de sa partenaire/amante Sartana Rivera (Jessica Alba), qui travaillent maintenant ensemble à patrouiller la frontière américaine/mexicaine. La paire trébuche sur une intrigue qui mêle des membres de l’armée américaine vendant un missile dangereux à un ancien baron de la drogue du cartel mexicain devenu révolutionnaire, sous le nom de Mendez (Demian Bichir).
Machete, après avoir souffert des évènements qui ont presque résulté en sa mort, est alors appelé à Washington, D.C. Une fois là bas, il est recruté par le président Rathcock (Charlie Sheen, crédité sous son vrai nom, Carlos Estevez) dans une mission pour arrêter Mendez, qui menace de détruire la maison blanche avec son nouveau missile. Avec l’aide de l’agent sous couverture/concurrente en concours de beauté connue sous le nom de Miss San Antonio (Amber Heard), Machete retourne dans son pays natal dans le but de faire ce qu’il fait de mieux: tuer.
Machete Kills est le dernier film du réalisateur Robert Rodriguez, qui a co-écrit le scénario de la séquelle de Machete (avec son frère, Marcel), en addition il réalisateur, photographe, co-éditeur et co-composeur. Ceci dit: si vous pensiez que le film original Machete – basé sur trois minutes d’un faux trailer d’une collaboration de R. Rodriguez et de Quentin Tarantino – était un exemple de ce qui se passe quand un concept simple est étiré le plus possible, alors Machete Kills va tester votre patience.
Robert Rodriguez décide d’enlacer ce ridicule inhérent de l’univers Machete dans cette suite, qui (sur papier) est une meilleure décision que de continuer à mettre l’accent sur le focus social/politique du film original « Mexploitation » (façon messages d’autonomisations et politiques subversifs à la Blaxploitation). Le problème est, Machete Kills ne brille pas vraiment dans la façon où il se parodie lui-même, ni est vraiment amusant quand il prend pour cible les conventions cinématographiques habituelles. En court: c’est facilement l’un des films les plus stupide de l’année, mais malheureusement ça veut pas dire que c’est l’un des plus drôles.
Pour résumer: oui, bien sûr que Machete Kills est supposé être « mauvais », mais aussi il est supposé être bêtement et divertissant de façon cinglé – ce qu’il n’arrive pas à faire. Le résultat final du film est inoffensif, quoiqu’un peu terne, plutôt que d’un film crasseux qui en fait trop délicieux; même si la promesse d’un troisième volet plus loufoque semble inintéressante quand le second film touche à sa fin (note: regardez le film en entier et surtout après que les crédits de fin aient fini).